L'exorciste mon film préféré

L'exorciste mon film préféré
En son temps cette histoire de possession et d'exorciste n'a pas fait grand bruit, car à l'époque le respect de la vie privé n'était pas un vain mot. Dans la banlieue de Washington, ce situe la maison de Mount Rainier au Maryland ou Roby a passé son enfance. La maison sera néanmoins abandonnée, quelques années après le drame. Elle sera finalement incendiée par les voisins qui en avait peur. Il n'y en reste que des ruines donc personne ne connais le propriétaire. Jusqu'au mois de janvier 1949, Roby qui est alors âgé de 13 ans a toujours été un écolier sans histoire. Pourtant il sera au centre d'évènement tragiques et étranges qui vont se dérouler dans cette maison.

Les murs renvoient des bruits de grattement qui rappelle ceux des souris puis en augmentant d'intensité ceux des rats. La mère de Roby remarque que ses bruits étranges se déplacent d'une pièce à l'autre en même temps que son fils. La journée du 15 janvier 1949, débute paisiblement, ses évènements étranges se passent rarement en plein jour. D'après le compte rendu de ses évènements (histoire extraordinaire), l'optimiste de la mère de Roby est bientôt mît à l'épreuve.

Les phénomènes de lévitations d'aliments comestibles dans l'entourage de Roby surviennent à l'occasion dans la journée, mais le touche plus directement la nuit. Cette nuit là, entre 23h30 et minuit une force extérieure s'est emparée de lui et il a commencé à crier et à hurler. Son comportement étrange est celui d'un possédé telle qu'il est décrit dans les grimoires du haut moyen âge.

Il injurie tout le monde. La mère de Roby voit les draps du lit de son fils se dressé à la verticale et les couvertures s'arrachent du matelas, elle est terrorisée, elle n'ose même pas parlé de ses phénomènes à ses voisins ou à son pasteur luthérien. Un autre évènement est survenu : un dimanche après-midi, Roby est tranquillement assis quand tout à coup, le fauteuil a commencé à pivoter très rapidement sur lui-même. Le pasteur luthérien Shultz, renvoie la mère de Roby à un prêtre catholique pour faire un exorcisme. Découvre-t-on un lien entre ce qui arrive à Roby et la planche de Ouija que lui a légué une ses tantes, qui lui a appris à s'en servir.

Cette planche était-t-elle associée à ces évènements bizarre. Toujours est-il que dans la vie de Roby les phénomènes inexplicables se multiplient. (Les objets flottent dans l'espace, le lit tremble, les chaises se chevauchent et les commodes font la navette entre les murs de sa chambre.) Roby va prendre de multiples personnalités, son visage est grimaçant, sa voix devient plus vaste, plus roque et il tient des propos obscènes. Ses yeux se ferment avec une précision infaillible, il crache au visage de toutes ceux qui l'approche. Il accable son père et sa mère d'injures grossières. Le prêtre catholique recommande à Roby d'aller voir un père Jésuite de l'université de St-Louis et Roby semble recevoir un signal qui lui enjoint de s'y rendre. Après avoir rencontré Roby à plusieurs reprises, le père Jésuite R.J.Bishop décide de s'occuper de son cas à plein temps.

On tiendra donc une séance d'exorciste, mais au préalable Roby devra recevoir le baptême de l'église Catholique. Un de ses oncles le conduira à cette cérémonie, mais le voyage en voiture ne sera pas de tout repos. Le jeune garçon a retrouvé son calme pour écouter le père Bowdern lui exposer les principes de la foie catholique, la cérémonie du baptême a lieu ensuite. Au terme de cette cérémonie rituel conforme aux traditions des Jésuites, le père Bowdern est près à exorciser le jeune Roby. L'exorcisme débute officiellement en février, le prêtre et ses assistants commencent par prononcer les prières rituelles au-dessus du corps de Roby. C'était un phénomène très violent, Roby ne se souvenait jamais de ce qui c'était passé la veille.

En soirée l'action ne manquait pas, de fréquentes manifestations d'écriture automatique faisaient apparaître sur sa poitrine des mots écrit en lettre de feu, des obscénités la plus part du temp. C'était une expérience très dure surtout pour l'exorcisme. L'assistant du père Bowdern tenait un journal détaillé sur le déroulement de ces soirées d'exorcisme. La violence redoublant d'intensité, les mesures de sécurité sont renforcées autour du lit d'hôpital de Roby. Ont rapporte également que Roby s'exprimait en latin. Lundi de Pâque 18 avril 1949. Ce soir là, le processus de l'exorcisme entrait dans sa phase la plus tourmenté, l'un des deux combattants devra capituler.

Dans la chambre de Roby c'est l'enfer, les draps et les couvertures s'animent, l'air s'emplie de vibrations, les contorsions du jeune garçon atteignent leur paroxisme. A l'intention d'un des prêtres, le diable formule une prophétie inquiétante " On va se voir en enfer en 1957" Dans les cas de possession, le diable est capable dit-on de voir ce qui se passe dans l'âme de ses adversaires. Cette nuit là s'annonce longue et terrible. Dans la matinée du 19 avril Roby dormait encore vers 11 heures , un bruit comparable à un coup de tonnerre fait trembler les murs de l'hôpital. Quand un prêtre entre dans la chambre, le jeune garçon s'assois tranquillement sur son lit, il avait oublié tout, les évènements des dix dernières semaines. Au père Bowdern, il a raconté qu'il a vu en rêve, l'Arc ange St Michel.

L'arc ange lui est apparu et lui a dit qu'il vivra désormais en paix et que les démons qui avaient prit possession de son âme était tous partie. La vie pouvait reprendre son cour normale. Le père William Bowdern est décédé en 1983. Roby lui c'est marié, est aujourd'hui père de deux enfants, il vit au USA où il est pilote de ligne. L'actrice Linda Blair est la jeune possédé du film "L'exorciste" de William Friedkin inspiré de l'histoire précédente de 1949. C'est le rôle qui là rendu célèbre mais qui a également stigmatisé sa carrière d'actrice. De l'incident survenu en 1949, Linda Blair ne sait que très peu de chose, il est vrai qu'il a fallu attendre le début des années 40 et la publication du livre de Thomas B. Allen, intitulé "Le possédé" pour que le grand publique en découvre les moindres détails.
# Posté le vendredi 02 septembre 2005 05:22

Stigmata

Stigmata
Tous ce que je peux vous dire c'est que les stigmate existe vraiment:

Stigmates
On appelle "stigmate" des plaies du côté gauche du thorax, des paumes et des pieds ainsi que du cuir chevelu, ces plaies évoquant celles subies par le Christ (couronne d'épines, supplice de la croix).
Un de leurs caractères les plus spécifiques est qu'ils apparaissent subitement et disparaissent d'une manière aussi inexplicable. Ces lésions transpercent le membre de part en part, elles ne s'infectent pas.
Le premier à avoir présenté des stigmates est St François d'Assise. Ils sont apparus subitement, lors d'une transe (en 1226, soit deux ans avant sa mort).
Depuis St François, un nombre important de sujets ont présenté des stigmates.
François d'Assise a présenté une forme nouvelle d'adoration : il s'est assimilé au Christ, ce que personne ne s'était permis auparavant.
La chose n'est pas innocente sur le plan psychologique.
Les manifestations paranormales illustraient, parfois d'une manière très précise, des contenus inconscients.
Ceci permet d'établir une continuité entre les stigmates des saints et d'autres manifestations, comme la dermographie des hystériques.
S'il y a une évidente différence d'échelle, il pourrait exister une certaine parenté dans le mécanisme
# Posté le vendredi 02 septembre 2005 05:31

Jack l'éventreur

Jack l'éventreur
L'horreur de la réalité en 1888.

Il vient du brouillard, il tue violemment et rapidement et disparaît sans trace. Alors sans aucune raison apparente, il satisfait sa convoitise de sang avec une férocité toujours croissante, aboutissant à la destruction proche de sa victime finale et puis disparaît de la scène pour toujours.

Il est non seulement le cas d'un mystère ''classique'' non résolu que les détectives professionnels et amateurs ont essayé de résoudre pendant plus de cent années, mais l'histoire a terrifié...Jack The Ripper représente le symbole de la terreur.

C'est dans la région de Whitechapel à Londres (Whitechapel était une zone connue pour sa pauvreté et pour le crime), le vendredi matin, 31 août 1888, que la première victime de Jack l'Éventreur est retrouvée. Les blessures à sa gorge avaient été mortelles, sa gorge avait été tranchée de l'oreille droite à l'oreille gauche et ses intestins étaient de façon visible de son abdomen.

Par la suite le 8 septembre 1888, une autre victime, sa gorge avait été tranchée aussi et elle avait été très mutilée avec son abdomen également ouvert et ses intestins qui avaient été placés sur son épaule. Trois autres cadavres furent retrouvés entre le 30 septembre 1888 et le 9 novembre 1888, la dernière victime a été littéralement mutilée et son coeur était manquant.

En 1888, dans leur récente expérience, la police n'avait jamais rien vu de comparable aux crimes de Jack The Ripper en Angleterre. Le tueur n'a cependant jamais été attrapé ce qui explique qu'il existe plus d'une centaines de théories sur la personnalité et les motifs de Jack L'Éventreur.

Durant l'automne 1888 plusieurs lettres ont été envoyées à la police, prétendant être écrites par le tueur même de Whitechapel. Les lettres étaient signées ''Jack The Ripper'', entre autre, le 16 octobre 1888, le président du Comité de Whitechapel reçut une petite boite de carton dans son courrier.

À l'intérieur il y avait la moitié d'un rein humain préservé suivi d'une lettre qui avait pour titre ''From Hell'' le message écrit était le suivant: << Je vous envoie la moitié d'un rein que j'ai pris d'une femme et préservé pour vous, j'ai fait frire l'autre morceau et je l'ai mangé, il était très bon. Je peut vous envoyer le couteau sanglant qui l'a enlevé...signé Attrapez-moi quand vous pouvez.
# Posté le samedi 03 septembre 2005 17:41

Amityville

Amityville
1. Situation géographique de la maison
La maison du drame se situe au 112, Ocean Avenue, dans un village nommé bien sûr Amityville, situé en bord de mer sur Long Island dans l'état de New York. L'endroit est habituellement paisible et magnifique, la population n'excédant pas les 10 000 âmes. Les habitants sont fiers de leur lieu de vie et d'après les photos disponibles, cela n'a rien d'étonnant. Il va de soi qu'ils sont très protecteurs envers la tragédie ayant eu lieu chez eux et qu'ils regrettent de voir leur tranquillité dérangée par des touristes avides de rumeurs.

2. Le 13 novembre 1974
Vers 18h30, la porte de Henry's Bar s'ouvrit brusquement. Ronald DeFeo Jr entra en trombe et cria de façon hystérique : "Vous devez m'aider ! Je crois que mes parents ont été tués !" Six hommes le suivirent dans une camionnette tandis que Ronald fonçait vers la maison à toute vitesse dans sa propre voiture, ignorant leurs avertissements de ralentir. Arrivé sur les lieux, Ronald courut vers la porte d'entrée. L'un des hommes lui cria de faire attention car quelqu'un pourrait encore se trouver à l'intérieur. Le jeune homme répondit : "Ca m'est égal !"
L'intérieur de la maison était calme, le seul bruit environnant était l'aboiement du chien, Shaggy, attaché à l'extérieur parce qu'il n'était pas encore propre. Les hommes se ruèrent à l'étage vers la chambre des adultes, une odeur de mort lourde dans l'air ambiant. En allumant la lumière, ils stoppèrent net devant le massacre sur le lit reflété dans le miroir en face. Ronald DeFeo Sr gisait sur le ventre, une blessure par balle visible dans le dos. Sa femme, Louise, était partiellement recouverte d'une couverture orange, ses blessures cachées au regard.
Bobby, une connaissance de la famille, faillit s'évanouir devant le spectacle sanglant et l'un de ses amis le conduisit en bas. Les autres continuèrent leur exploration macabre, découvrant ensuite la chambre des enfants. Deux petits garçons, John et Marc, respectivement 9 et 12 ans, gisaient dans leur lit, ayant chacun une blessure mortelle dans le dos. Dans la chambre suivante se trouvait le corps d'Allison, 13 ans, dans la même position que ses petits frères. Et enfin, au deuxième étage, gisait Dawn, 18 ans.

L'un des hommes a placé un coup de fil au 911 dont la retranscription est totalement surréaliste. Il tente d'expliquer qu'il se trouve dans une maison où des meurtres ont eu lieu et tout ce que l'opérateur cherche à savoir, c'est son nom et prénom et s'il y a des blessés sur place... L'appel paraît très long et lorsqu'on lui passe enfin un policier, celui-ci répète les mêmes questions que son collègue. L'on peut supposer qu'il y avait peut-être une connexion lamentable ou alors la police tente de se protéger comme ils peuvent contre les mauvaises blagues. Quoi qu'il en soit, on a l'impression d'halluciner en lisant la transcription.

Il a été fait grand cas de deux choses concernant le crime, donnant lieu à des spéculations d'ordre surnaturel. La première est que malgré les six coups de feu tirés avec un fusil puissant, personne aux alentours de la maison ne semble les avoir entendu et le chien n'aurait pas aboyé non plus. De mauvaises langues prétendent que connaissant bien la famille DeFeo, les habitants auraient tout simplement ignoré le vacarme en poussant un soupir de soulagement collectif...
La deuxième chose concerne la position des victimes. Elle ont toutes été retrouvées en position ventrale, ce qui laisse a supposer qu'au moins l'une des victimes était réveillée au moment de son meurtre ou a été déplacée. Ceci est basé sur la découverte d'une chaussure ensanglantée et sur une autre chose, bien plus étrange encore.
Lors du visionnage de négatifs des photos prises sur le lieu du crime, Ric Osuna (auteur du livre non traduit "The Night the DeFeos died") découvrit ce qu'il pensait être un septième corps. Suite à une inspection détaillée et des questions posées autour de lui, Osuna découvrit que ce septième corps était en fait celui de Dawn, la s½ur directe de Ronald. Un journaliste rapporta à l'auteur que le lendemain du crime, il aurait vu les policiers transporter un grand sac poubelle noir dans la maison mais qu'il n'en savait pas plus. Alors, bien sûr, on se pose des questions. Dans quel but l'un des corps aurait-il été déplacé ? Et pourquoi celui de Dawn ?
Une hypothèse évidente saute aux yeux : Le corps de Dawn avait été vu par les hommes le soir-même du crime, dans sa propre chambre. Et là, il se retrouvait au sous-sol. Ronald y avait sa chambre. Le jeune homme n'était pas du tout apprécié dans la petite communauté et il aurait plus pratique pour tout le monde qu'il se retrouve seul inculpé pour les six meurtres. Pourtant, nul besoin de déplacer le corps pour cela.
Autre hypothèse : Les policiers étaient retournés sur les lieux afin de prendre des photos supplémentaires. Mais normalement, ils auraient su la localisation exacte du corps d'après le rapport fait la veille.
Le mystère demeure irrésolu à ce jour.

3. Le motif

Petit retour dans le passé.
Ce n'était un secret pour personne que Ronald DeFeo Sr était un homme violent qui n'hésitait pas à s'en prendre à sa famille. Lorsque son premier enfant est né, il était heureux d'avoir un garçon. Mais en grandissant, le petit Ronald dût faire face à l'éducation brutale de son père, son obésité et les éternelles moqueries d'autres enfants. A l'école, on lui disait de se défendre – à la maison, on lui apprenait à se taire et subir. Par la suite, les choses n'allaient guère mieux pour Ronald. Il se procurait de l'argent de façon illégale et se montrait violent envers la terre entière. Sa disposition agressive et le fait qu'il soit l'aîné, lui avait procuré sa chambre au sous-sol, à l'écart de la famille. Il pouvait entrer et sortir comme bon lui semblait, et également y cacher les nombreuses armes qu'il collectionnait ou marchandait.
Deux semaines précédant le crime, Ronald devait déposer de l'argent en liquide et en chèques à la banque, la somme se montant en tout à $21 800 et appartenant à la firme de son père pour laquelle il travaillait. Sur le chemin, il s'arrangea avec un complice pour se faire "cambrioler". Une semaine plus tard, la police lui demanda de feuilleter un album photo dans l'espoir de reconnaître le criminel mais Ronald refusa. En l'apprenant, son père eut un brusque accès de rage, hurlant à son fils : "Tu portes le Diable en toi !" Ronald lui répondit : "Espèce de gros porc, je te tuerai !" avant de s'en aller en voiture.

Bien que tous ces faits étaient facilement vérifiables, Ronald tenta quand même de se disculper au procès, clamant haut et fort qu'il avait entendu des voix lui dictant de tuer sa famille. Son avocat ne se gêna pas pour en rajouter dans les phénomènes prétendus paranormaux qu'aucune autre famille n'avait vécu auparavant dans cette maison.
Par contre, une chose est désormais certaine : Ronald n'a pas agi seul. Malgré ses nombreuses déclarations contradictoires, il a admis plusieurs fois avoir eu deux amis et sa s½ur Dawn pour complices. L'un de ses amis ayant fui dehors, ils auraient été trois pour abattre tout le monde. Cependant, Ronald nie avoir quoi que ce soit à faire avec le meurtre des trois enfants, accusant Dawn des faits. Cependant, il est incontestable que le meurtre de Ronald Sr et Louise étaient prémédités.
Pour enfoncer le clou un peu plus, voici les deux déclarations par Ronald, l'une faite à un producteur de cinéma: "...c'était un meurtre prémédité. Point final. Pas de fantômes. Pas de démons. Juste trois personnes dont je faisais partie." Et la deuxième dans une lettre à son ex-femme : "J'ai tué mes parents. J'ai tiré sur ma s½ur suite à une bagarre. Mais je n'ai pas tué mon autre s½ur ni mes petits frères." Il a répété ces choses à plusieurs auteurs, également.
Condamné à une peine de prison à perpétuité, Ronald a tenté de rentabiliser les meurtres en proposant son témoignage, etc. C'est un homme illettré et pas très intelligent qui ne se souvient même pas d'avoir été marié. Il pourrait bénéficier d'une remise de peine mais il est peu probable qu'il sortira un jour de prison.

Suite à ce drame atroce, la maison fut fermée. Elle resta vide jusqu'en 1976, quand les Lutz emménagèrent pour la quitter seulement 28 jours plus tard. Que se passa-t-il réellement pour eux ?

c=#dd00ff]Pour plus d'explication alé sur www.cinehorreur.com
# Posté le samedi 03 septembre 2005 18:04
Modifié le dimanche 04 septembre 2005 16:48

je viens te chercher!!!!

je viens te chercher!!!!
Ce soir-là, les parents d'Aurélie allaient au théâtre. Ils avaient insisté pour qu'elle vienne avec eux, mais elle avait refusé : L'envie de pouvoir passer une soirée toute seule à l'appartement la tentait trop. Elle avait maintenant douze ans et ses parents n'avaient pas vu d'objection à la laisser seule pour une soirée.
Ils étaient déjà partis depuis une bonne heure, et Aurélie était tranquillement installée sur le canapé, occupée à regarder la télé. Posée sur ses genoux, une assiette qui était bien remplie il y a encore peu de temps était maintenant presque vide. Repue, ayant fini de manger, elle posa l'assiette par terre pour que son chien, Floppy, vienne la lécher.
Les minutes passaient et Aurélie était toujours hypnotisée par la télé, mais son chien ne venait pas. Finalement, préoccupée par son absence, elle l'appela :
« Floppy ?... Floppy ?... Hé mon toutou ! il en reste encore un peu dans l'assiette ! T'en veux pas ? »
Mais Floppy n'arrivait pas.
Alors Aurélie, un peu inquiète, se leva et regarda autour d'elle : Il n'était pas dans le salon. Elle partit voir dans la cuisine, il n'était pas là non plus :
« Floppy ? ... Allez mon p'ti chien ! Tu t'es caché où ? »
Elle sursauta quand le téléphone à côté d'elle sonna. Elle hésita juste un instant, puis décrocha :
« Allo ?

- ...

- Allo ? C'est qui ?

- Ca va Aurélie ?

- Heu... vous êtes qui ? Je ne vous connais pas ?

- Mais moi je te connais ! Je connais encore mieux ton chien d'ailleurs... Au fait, tu le cherches ? Tu sais, tu ne risques pas de le trouver, je me suis occupé de lui, puis je l'ai mis dans une cave du sous-sol de l'immeuble. »

- Quoi !

- Là je suis à côté de lui, et il est un peu mal en point tu sais.

- Vous avez fait du mal à Floppy ?

- Oh, si peu... Mais maintenant Aurélie, c'est à ton tour : je viens te chercher !»

Submergée par l'effroi, elle raccrocha le téléphone.



Il allait venir ! Il avait pris Floppy !... Ca n'était pas possible ! Ca ne pouvait pas être vrai ! C'était une plaisanterie ! Floppy devait être encore tranquillement quelque part dans l'appartement !

« Floooppyyyyyy ! Alleeezzzz ! Viens ici s'il te plait ! »

Elle commençait à courir vers la chambre de ses parents quand la sonnerie du téléphone reprit et lui glaça le sang : Il rappelait.
Il n'y avait rien dans la chambre, tout était en ordre, Floppy n'y était pas.
Et le téléphone, entêté, continuait de sonner.
Aurélie courut alors vers la salle de bain et ouvrit la porte à toute vitesse espérant voir Floppy à l'intérieur : mais elle était vide.

Apeurée, elle regarda dans la baignoire, craignant de ce qu'elle aurait pu y découvrir, mais il n'y avait rien non plus.

Et le téléphone, obstinément, continuait de sonner.



La sonnerie obsédait et stressait de plus en plus Aurélie, elle finit par craquer : Elle couru jusqu'à la cuisine, et nerveusement prit le combiné.

« Ca n'est pas très poli de raccrocher au nez des gens, Aurélie.

- ...

- Tu sais où je suis ?

- Heu... n... heu... n... non.

- Au rez-de-chaussée, je suis sorti de la cave, et je continue de monter !

- Vous... vous... allez... ! Non, j'... j'ai... j'ai peur !

- Ah oui ? Tu as peur ? C'est bien ça !

- ...

- Et tu sais, si tu bouges de chez toi, je redescends et je tue ton chien !

- Quoi ! ne faites pas de mal à Floppy, il est gentil ! Il fait de mal à personne ! »

Aurélie pleurait, elle tremblait à tel point qu'elle avait du mal à tenir le combiné du téléphone dans sa main.

La voix à l'autre bout du fil reprit :

- Tu sais Aurélie ?

- Nooonnn, arrêêêteeezz, et ne faites pas de mal à Floppy !

- Je suis au premier étage maintenant ! »

Aurélie fut prise d'une énorme montée de panique : Elle habitait au deuxième étage ! Elle raccrocha le téléphone : Il était tout proche d'arriver.



Il fallait qu'elle se cache, elle pensa à aller sous le lit, ou encore dans la baignoire, mais elle se dit qu'il la trouverait facilement dans ces endroits-là.

Le téléphone se remit à sonner, le son la fit sursauter.

Aurélie avait douze ans et sa petite taille lui donna soudain une idée : Elle ouvrit la porte des placards sous l'évier, et doucement, elle se glissa dedans en poussant tout au fond les bouteilles de produits ménagés. Elle se recroquevilla, arriva à trouver assez de place pour s'y glisser complètement, puis referma la porte de l'intérieur.



Et le téléphone continuait de sonner...

Et le téléphone n'arrêtait pas de sonner...

Et la sonnerie continuait, entêtée, obstinée...

Et la sonnerie devenait insupportable !



Brusquement, à bout de nerfs, sans réfléchir, elle sortit de sa cachette, et décrocha le combiné. Fauchant ses derniers espoirs d'entendre ses parents au bout du fil, la même voix sinistre reprit :

« Quand même ! Tu as fini par décrocher Aurélie.

- ...

- Tu sais où je suis ? »

Aurélie ne répondit pas, elle était pétrifiée, peut-être était-il juste à côté d'elle, là, dans l'appartement.

« Je suis au troisième étage, et je viens te chercher ! »

La surprise s'empara tout d'abord d'Aurélie : Il ne s'était pas arrêté à son étage ! Il ne s'était pas arrêté au second ! Puis comme un éclair dans sa tête, elle se dit qu'elle avait là une occasion unique pour s'échapper. Sans réfléchir plus longtemps, elle raccrocha le téléphone et se précipita à la porte d'entrée. Doucement et promptement, elle ouvrit la porte et se glissa à l'extérieur : sur le palier il n'y avait personne. Sans prendre plus de temps pour observer les étages, elle descendit l'escalier à toute vitesse. Elle était pieds nus, et l'escalier était froid, mais au moins elle ne faisait pas de bruit.



Elle descendit en trombe jusqu'au rez-de-chaussée. Là elle s'arrêta net : elle entendait les gémissements d'un chien provenir de la cave, elle en reconnu le son : C'était Floppy, il était là, en bas. Elle aurait voulu sortir de l'immeuble, puis courir sans plus s'arrêter, mais son petit chien était dans une des caves du sous-sol de l'immeuble, peut être blessé, peut être en train de souffrir, peut être en train de mourir. Des larmes coulèrent sur les joues roses d'Aurélie. Torturée par les plaintes de son chien, elle ouvrit la porte de la cave, et descendit.



Elle entendait son chien gémir, de temps en temps il émettait un petit aboiement timide. En se guidant au son, elle finit par trouver la cave : La porte était ouverte, Floppy gisait sur le sol, couché sur le côté, les pattes avant et arrière attachées. Quand il vit Aurélie, il aboya un peu plus fort. Le voir comme ça la fit pleurer.

« Bouh ! Floppy... Hmmm... hmmm... hmmmph... je vais te détacher mon petit chien... oh ! mon petit chien... »

Elle s'approcha précipitamment vers lui, il aboyait avec force maintenant. Elle s'accroupit à côté de lui, elle commençait à défaire ses liens tout en réfléchissant : Le téléphone sonnait quand il est passé du premier au troisième étage... Mais alors il aurait dû entendre la sonnerie quand il est passé sur le palier ?... Il aurait dû entendre le téléphone sonner ? vu le bruit qu'il fait !... Alors si... si... s'il avait vraiment été dans... l'escalier, pourquoi il...




JE SUIS DERRIERE TOI !
# Posté le dimanche 04 septembre 2005 17:04